Etoile de mes rêves...

(pas de titre)

le 20/01/2008 à 12h00

Maux de crâne récurrents-


Fièvre de l'âme,


Uniformité de soi.


Mal-être trop obligeant-


Coeur consummé par les flammes,


La douleur pas à pas


S'empare de mon corps...


*


Silence mortel du meurtrier-


Peur voilée,


Palpitations incontrôlées.


Bonheur, bonheur volé-


Temps trop vite écoulé,


Cri du ciel nouveau-né


Qui sait l'heure de sa mort.

Il pleut doucement sur la ville...

le 20/01/2008 à 11h53

Un classique (et on comprend pourquoi, il est superbe!):


*


Il pleure dans mon coeur


Comme il pleut sur la ville;


Quelle est cette langueur


Qui pénètre mon coeur?


*


Ô bruit doux de la puie


Par terre et sur les toits!


Pour un coeur qui s'ennuie


Ô le chant de la pluis!


*


Il pleure sans raison


Dans ce coeur qui s'écoeure.


Quoi! nulle trahison?...


Ce deuil est sans raison.


*


C'est bien la pire peine


De ne savoir pourquoi


Sans amour et sans haine


Mon coeur a tant de peine!


***


Verlaine, in Romances sans paroles.

Les Syrtes, Jean Moréas

le 20/01/2008 à 11h46

C'est le passé, c'est la passé


qui pleure la tendresse morte;


c'est le bonheur que l'heure emporte


qui chante sur un ton lassé.

poème de Reverdy

le 20/01/2008 à 11h42

Figure délayée dans l'eau


Dans le silence


Trop de poids sur la gorge


Trop d'eau dans le bocal


Trop d'ombre renversée


Trop de sang sur la rampe


Il n'est jamais fini


Ce rêve de cristal.


*


(in Le Chant des morts, 1944-1948)

Mélancolie sur les toits

le 15/01/2008 à 18h52

Amour dans les coeurs,


Qu'est-ce cette douceur?


Sortit d'un songe bleuté,


Voici le temple-temple oublié-


De l'amour des temps passés.


Culte mort, culte interdit,


Le temple est maudit.


Songe bien beau, bien faux


Introduit par quelque angelot-


Fruit empoisonné.

L'aile facile, Reverdy

le 15/01/2008 à 18h51

Il a les ailes libres
des bateaux dans les mains
Et les yeux pleins de givre
du vent jusqu'au matin
*
En regardant la vague
du temps le plus amer
sur le chemin qui drague
la houle de la mer
*
Et sur la frange d'or
des rêves mal rompus
Dans l'esprit qui s'endort
la mort ne veille plus
*
Mort mords les moulures du remords
les pavages dans la glace
l'image bleue qui s'efface
la visage blanc sans yeux
*
Le front pâle sans cheveux
la lune rebelle
et sous l'arc du ciel pluvieux
l'agonie des étincelles.

Coeur glacé.

le 08/01/2008 à 18h53

Du fond d'un rêve éteint


Luit encore quelques souhaits.


Qu'attend le coeur froid en notre sein?


En rêve, Ils souriaient.


*


Du bonheur, quelques futiles dessins-


De triste, ces espoirs qui dépérissaient.


Qu'attend notre coeur en notre sein?


En rêve, les sourires se dévoilaient.


*


De l'avenir que l'on craind,


Du bonheur que l'on désirait.


Qu'attend le coeur froid en notre sein?


De nos rêves, tout disparaît...

citation latine

le 08/01/2008 à 18h50

In cauda venunem


-


(c'est dans la queue que se trouve le poison (chez le scorpion))


 

citation, Diderot

le 08/01/2008 à 18h46

"Il y a moins d'inconvénients à être fou avec les fous, qu'à être sage tout seul."


*


Diderot dans Supplément au voyage de Bougainville.

Les arbres rêvent

le 05/01/2008 à 10h15

Les arbres rêvent


*


Vent dans les feuilles


Souffles près des écueils


Douce odeur d'ajonc


Sur l'azur, quelques moutons...


Ramure sur le ciel-


Branches tirées par des ficelles


Penseurs figés-


Devant eux l'éternité.


Ecoutez, nous chantons-


Histoires passées,


Histoires cachées;


Nous les connaissons.


Observateurs immortels,


Immuables sentinelles.


En nos mémoires le sang


Des sacrifiés d'il y a cent ans,


Des meurtres d'antan.


Ecoutez, nous chantons,


Ecoutez nos tristes chansons.

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